Des questions auxquelles il faudra tôt ou tard répondre!

28 janvier 2010 Ed Ronan // 28 janvier 2010

Le diable est aux vaches chez le Canadien de Montréal, par les temps qui courent. L’équipe perd contre des rivaux directs, avec qui elle se bat pour accéder aux séries de fin de saison.

Le Canadien cette année, c’est l’affaire d’un seul trio, celui qui fonctionne! Tantôt Pouliot-Gomez-Gionta, tantôt Plekanec-Andreï Kostitsyn-Cammalleri, mais trop rarement les six attaquants en même temps. En défensive, c’est l’hécatombe, une vraie passoire incapable de stopper l’adversaire ni de relancer l’attaque. Dans le vestiaire, c’est le chaos, selon certains échos, du moins.

Comment expliquer le phénomène? Qui doit être pointé du doigt? Les joueurs? Les gardiens? Les entraîneurs? Le directeur général? Il semble bien que ce dernier soit vraisemblablement en cause.

Qui a laissé partir tous les joueurs autonomes sans restriction pour reformer une équipe en entier en l’espace d’un été?

Qui a embauché une brigade défensive formée, à l’exception de Ryan O’Byrne, un septième défenseur, exclusivement de gauchers?

Qui a donné des contrats de plus d’une saison à des joueurs de second plan tels Laraque, Moen, Gill, Spacek, Hamrlik et bien d’autres?

Qui a embauché un entraîneur pour QUATRE saisons avec un contrat coulé dans le béton armé alors que son propre contrat expirait au terme de la saison à venir?

Qui a vu quitter tour à tour, et ce, sans recevoir quoi que ce soit en retour, les Souray, Ryder, Lang, Tanguay, Kovalev, Komisarek, Koivu, Robidas, Beauchemin, Hainsey et beaucoup d’autres?

Qui a cédé Mike Ribeiro en retour d’un défenseur surpayé incapable de faire une passe, mais toujours prêt pour se faire faire la passe?

Qui n’a pas su installer des bases solides afin de permettre un développement et un encadrement propices à l’expression du talent de jeunes espoirs comme Latendresse, Price, Pacioretty, Kostitsyn (2) et plusieurs autres?

Qui nous a vendu les mérites d’un recruteur surdoué capable de dénicher les talents cachés partout dans le monde, mais pas dans sa propre cour, et dont les sélections résultent, joueur après joueur, à l’éclosion de joueurs potables de troisième et quatrième trios et de défenseurs de second ordre?

Qui a mis de côté un dépisteur de grand talent en la personne d’André Savard, pour une question d’ego?

Qui a congédié les entraîneurs en succession depuis son arrivée?

Qui a publiquement abaissé la valeur d’un joueur à échanger en avouant qu’il ne valait pas plus qu’un deuxième choix, avant de le voir scintiller de tous ses feux comme bouche-trou dans sa propre équipe?

Qui a misé toutes ses billes sur un jeune surdoué au comportement trouble, à la confiance fragile, au développement mal poli et aux performances en dents de scie?

Qui a octroyé des contrats faramineux à des joueurs alors que personne d’autre n’était intéressé à leurs services pour autant de temps et d’argent?

Qui n’a jamais compris que dans la LNH d’après Lock-Out, il est impératif de conserver un noyau de joueurs de premier plan, payés à leur valeur et de les entourer avec du matériel « biodégradable » et bon marché qui se remplace aisément année après année?

Qui a un palmarès atroce au sujet des premiers choix au repêchage, étape cruciale de reconstruction d’une formation.

Qui a parlé d’un plan quinquennal culminant avec une célébration de la coupe Stanley, mais qui au bout de la ligne a avoué publiquement l’échec de son projet avant d’être reconfirmé dans ses fonctions?

Qui n’a jamais su faire le petit mouvement de personnel qui peut faire la différence entre une et deux rondes lors de la fameuse et fatidique date limite des transactions?

Qui disposait d’une carte blanche et est le seul point commun à 7 années de performances médiocres en séries et d’une performance digne de mention en saison?

Qui est le seul DG de la ligue à avoir une politique de « non-négociation » de contrat durant le cours d’une saison?

Qui n’arrive même pas à faire un bilan de mi-saison devant ses médias locaux et préfère les faire entre deux hot-dogs durant l’entracte d’une partie à l’extérieur?

La question se pose, qui prendra enfin la vraie décision pour ramener dans le droit chemin cette équipe au passé glorieux?

Des noms et des suggestions pour le remplacer? Pourquoi pas : Patrick Roy, Serge Savard, Vincent Damphousse, Pierre Lacroix, Robert Sauvé… Un assemblage de quelques-uns de ces hommes de hockey pourrait former un redoutable personnel digne de foi et compétent.

Amicalement vôtre,
Ed Ronanizer

3 commentaires pour “Des questions auxquelles il faudra tôt ou tard répondre!”

  1. Roy33 dit :

    Ouch.
    Un dur constat, mais comme Zola : tellement (et tristement) réaliste.

  2. rock shipman dit :

    les noms dans ta suggestions son de vrais soldats pres a mourir aux combas to nom devrais etre MOLSON

  3. Annie Boutin dit :

    Moi personnellement deux noms de viens à l’esprit.
    Serge Savard et Patrick Roy.Deux grands hommes de
    hochey et fier d’avoir jouer pour le Canadiens de Montréal dans le passé.

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